La Bibliothèque royale de Belgique accueillera du 11
février au 11 mars 2000 une exposition consacrée à
l'affaire Dreyfus. Elle présente la documentation originale rassemblée par la fondation Beitler (New Jersey, USA). L'exposition a été présentée en 1998 à Paris où le Sénat lui ouvrit le Palais du Luxembourg, puis à l'Hôtel de Ville du 4e arrondissement, puis à New York, à l'Université Columbia et à l'Académie militaire.Bien que les événements liés à l'Affaire Dreyfus aient eu lieu il y a environ cent ans, ses ombres et lumières se sont prolongées jusqu'à l'époque actuelle. Le problème de la haine raciale, exacerbée au cours de l'Affaire, reste présent. Elle se nourrit de préjugés largement répandus et génère crimes et "nettoyages ethniques".
Le gouvernement, l'Etat-Major, la Justice elle-même souhaitaient étouffer l'Affaire. C'est la presse qui, pour la première fois, se révélant puissance d'opinion, les a contraints à poursuivre. Ainsi elle a montré que, dans une démocratie, la pensée devenait puissante. L'Affaire a démontré les outrances de la presse mais aussi sa nécessité.
Nous faisons partie d'un continuum : chaque génération a la responsabilité de transmettre les leçons de l'Histoire pour étayer et enrichir les fondements moraux de la société. Le XXe siècle a montré que les questions posées par l'Affaire n'ont pas cessé d'être pertinentes. Les horreurs persistent, mais persistent aussi les lumineux exemples de résistance, d'espoir et de triomphe.
L'exposition entend sensibiliser le public à l'examen de préjugés et du racisme tels qu'ils apparaissent dans l'histoire, hier comme aujourd'hui, afin de permettre un progrès vers une société plus humaine et mieux informée.Des documents originaux font revivre le passé comme aucun livre ne peut le faire. L'iconographie, avec le support de textes, nous rend familiers les visages et les épisodes de l'Affaire. Elle montre l'ignominie antisémite de La Libre Parole, la générosité d'esprit de L'Aurore. Elle inscrit dans la mémoire les moments-clés du drame, depuis le procès de 1894 jusqu'à la réhabilitation en 1906.
Le soin apporté aux différentes phases de l'Affaire met en relief le pouvoir abusif de l'Etat-Major, l'exaspération des passions et des haines, la justice inique, la déportation, l'isolement, la force spirituelle, la mobilisation sans précédent des intellectuels, artistes, écrivains, journalistes, tout cela témoigne qu'il était devenu impossible de gouverner en manquant au sens inné de la justice de chacun. La charge émotionnelle des documents présentés et leur extraordinaire pouvoir d'évocation contribuent à faire de l'exposition un instrument de formation et d'éducation.
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| Ministère de l'Economie et de la Recherche scientifique |
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| Ministère de la Défense et la Force aérienne belge | |
| Gouvernement de la Communauté Wallonie-Bruxelles |
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| Gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale |
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| ExxonMobil Chemical |
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| Fortis Banque |
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| Fulbright Commission | |
| Banque Nationale de Belgique |
(max. 20 personnes) |
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