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À l'occasion du centenaire de la naissance
de Marguerite Yourcenar, la Bibliothèque royale de Belgique et
le Centre international de Documentation Marguerite Yourcenar organisent
une exposition qui évoque les liens de l'auteur avec la Belgique
et quelques Belges.
Par des documents originaux, l'exposition met en évidence les nombreux liens, qui sont d'abord
d'ordre familial. La famille de sa mère, les Cartier de Marchienne, était belge et Marguerite
naquit à Bruxelles. Son père, Michel Cleenewerck de Crayencour, était originaire de la Flandre
française, tandis que son unique demi-frère, né à Tournai, décida de s'installer en
Belgique.
Sont également évoqués quelques lieux privilégiés où l'écrivain aimait
se rendre ou séjourner lors de ses passages dans son pays natal : Bruges, le Zwin, les musées de
Bruxelles ou d'Anvers, Acoz, Marchienne, Suarlée, Liège…
Des lettres et des cartes postales illustrent les relations de Marguerite Yourcenar avec des parents et des amis belges.
Elle a correspondu avec Carlo Bronne, Franz Hellens, Suzanne Lilar, Émilie Noulet, Georges Sion, Marcel Thiry.
Elle collabora avec André Delvaux. Elle fut aidée dans ses recherches familiales par son demi-neveu
Georges de Crayencour. Bien d'autres Belges lui sont attachés par le cœur… jusqu'à la famille royale
elle-même.
En 1971, Marguerite Yourcenar fut reçue par l'Académie royale de langue et de littérature
françaises au titre de membre étranger.
Le visiteur, qui connaît le caractère particulier de l'œuvre littéraire de Marguerite Yourcenar,
se laissera aussi surprendre par le nombre et la diversité de ses écrits, qui seront présentés
dans leurs éditions originales et parfois accompagnés des échos qu'ils ont suscités dans
la critique belge. Certaines œuvres importantes ont eu pour toile de fond la Belgique. C'est notamment le cas de
L'Œuvre au Noir, qui inspira une adaptation cinématographique d'André Delvaux.
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