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Le 1er janvier a débuté officiellement le projet Europeana Regia. Ce projet a pour but de réunir virtuellement des manuscrits et des imprimés issus de plusieurs grandes bibliothèques princières du Moyen Âge et de la Renaissance. Ce projet permettra aux chercheurs ainsi qu’au grand public d’accéder à ces ouvrages rares et précieux à l’horizon 2012.
Piloté par la Bibliothèque nationale de France, Europeana Regia réunit cinq bibliothèques européennes (Bibliothèque nationale de France, Bibliothèque royale de Belgique, Bayerische Staatsbibliothek, Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel, Biblioteca Historica de la Universitat de València) et concerne quelque neuf cents manuscrits témoins de l’histoire politique, culturelle et artistique de l’Europe.
Le projet est axé sur trois ensembles aujourd’hui dispersés en Europe :
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les manuscrits carolingiens (425 manuscrits),
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les manuscrits de la librairie du Louvre, à l’époque de Charles V et de Charles VI (167 manuscrits)
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la bibliothèque des rois aragonais de Naples (282 manuscrits).
Dans le cadre de ce projet, la Bibliothèque royale de Belgique va numériser 30 manuscrits carolingiens et 8 manuscrits des collections de Charles V de France. Au total, ce sont près de 15.000 pages qui enrichiront la bibliothèque numérique
"Belgica” lancée il y a un an.
Les images numériques, faites à partir des manuscrits originaux, s'accompagneront de métadonnées décrivant les manuscrits et leur contenu. Les données seront accessibles sur les sites et bases de données des bibliothèques partenaires (Gallica, Belgica, Manuscripta Medievalia, …) ainsi que par le biais de la bibliothèque européenne, Europeana.
Afin de pouvoir mettre en œuvre ce projet, les partenaires doivent prendre des décisions sur la méthodologie à suivre et définir des processus communs relatifs à divers aspects de la numérisation et du catalogage (structure des métadonnées, multilinguisme, indexation, …).
Le projet, dont le budget s’élève à 3.400.000 euros, bénéficie d'une subvention de la Commission européenne à hauteur de 50 %. La Bibliothèque nationale de France est chargée de la coordination générale. La Bibliothèque royale de Belgique est, quant à elle, chargée de la coordination d’un des volets techniques du projet, à savoir, l’intégration des images numériques dans des banques de données et des systèmes de bibliothèques.
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