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Les provenances manuscrites sont retranscrites telles quelles afin de ne
pas altérer le contenu de l'information transmise. Pour en faciliter la
consultation, des autorités ont été créées sous une forme uniforme aux
noms des particuliers ou aux noms des institutions. Ces autorités sont
consultables dans le catalogue connecté dans le champ "origine". On
peut y accéder par plusieurs entrées. Par exemple, si l'on souhaite
trouver les mentions se rapportant au couvent des Dominicains de
Bruxelles dont l'entrée principale est "Ordo Praedicatorum (O.Pr.)
Bruxelles", il suffit de taper "Ordo", ou "Praedicatorum", ou "Bruxelles"
ou encore "O.Pr.".
La lecture des écritures est rendue ardue par différents problèmes liés à
l'histoire propre de l'exemplaire étudié. Tantôt, l'écriture est illisible à cause
d'une surcharge de griffonages dus, par exemple, à des possesseurs successifs
[Figure 1].
Tantôt, un estampillage mal placé empêche le déchiffrage. De même, la détérioration du
support fait disparaître à jamais certaines notations, érosions dues parfois à la nature
même de l'encre utilisée. Il ne faut pas non plus oublier les restaurations du XIXe siècle
qui, dans certains cas, ont fait plus de tort que de bien. Les règles en vigueur de cette
époque en matière de conservation sont à l'opposé de celles que nous tentons d'appliquer
actuellement. La sauvegarde du livre, avec le respect de toutes les provenances, ne fut
pas la règle d'or. De plus, il était au goût du jour chez certains bibliophiles de laver
les incunables afin d'en faire disparaître toutes les scories et autres annotations manuscrites.5.
Ce faisant, avec les encres, disparaissaient dans les bacs de
lavement des ateliers de restauration des informations précieuses, tant recherchées aujourd'hui.
Les aspirations des bibliophiles ne rencontrent pas toujours celles des historiens du livre...
Il ne faut cependant pas noircir le tableau à outrance. On conserve malgré tout un bon
nombre de mentions d'appartenance manuscrites6. Comme l'on peut s'y attendre, les ordres
religieux foisonnent. Dans l'état actuel du catalogage, la famille franciscaine est la
mieux représentée. Les Frères Mineurs de Louvain y occupent la première place8. Cette
situation est d'autant plus aisée à comprendre au vu de l'emplacement propice du
couvent, - Louvain, ville universitaire, était un grand centre du négoce des livres -, et
du recensement de leur collection effectué à plusieurs reprises par les frères, laissant ainsi
une trace à la postérité [Figure 2]9.
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