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Aden 22 septembre 1880
Je reçois votre lettre du 9 sept
et comme un courrier part demain
pour France, je réponds.
Je suis aussi bien qu’on peut
l’être ici.
La maison fait plusieurs
centaines de mille francs d’affaires
par mois. Je suis le seul employé, et
tout passe par mes mains, je suis
très au courant du commerce du
café à présent. J’ai absolument la confiance du patron. Seulement je suis
mal payé, je n’ai que cinq
francs par jour, nourri, logé, blanchi,
etc, etc, avec cheval et voiture,
ce qui représente bien une douzaine de francs par jour.
Mais comme je suis
le seul employé un peu intelligent
à Aden, à la fin de mon deuxième mois
ici, c'est-à-dire le 16 octobre, si
l’on ne me donne pas deux cents francs par mois, en dehors de tous frais,
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