Achetée par l'État belge, la bibliothèque privée de François-Joseph Fétis a rejoint le patrimoine de la Bibliothèque royale de Belgique en 1872.
Figure emblématique de la vie musicale en France puis en Belgique au xixe siècle, le musicologue, critique, pédagogue, historien de la musique et compositeur montois François-Joseph Fétis (1784-1871) a été professeur de composition et bibliothécaire au Conservatoire de Paris, avant de devenir en 1833 le premier directeur du Conservatoire de Bruxelles et le maître de chapelle du roi Léopold Ier ; fondateur en 1827 de la Revue musicale, journal spécialisé traitant de l'actualité musicale, créateur des « Concerts historiques », concerts à thème retraçant l'histoire de la musique, Fétis est aussi l'auteur de méthodes et d'ouvrages, parmi lesquels la Biographie universelle des musiciens, dictionnaire qui reste une référence aujourd'hui.
Si 1 593 unités bibliographiques (imprimés uniquement) sont conservées à la section des Imprimés anciens et précieux (ouvrages de théologie, de philosophie, de mathématique, de philologie, de poésie, d'histoire ainsi que quelques éditions musicales), la bibliothèque strictement musicale de Fétis est conservée pour sa plus large part en section de la Musique, avec 3 494 partitions et ouvrages imprimés et 2 244 manuscrits.
De renommée internationale, le fonds Fétis est une source incontournable pour l'étude de la musique ancienne, comprenant des éditions anciennes uniques, plusieurs partitions autographes (Johann Sebastian Bach, Baldassare Galuppi, Georg Friedrich Haendel…), ainsi que des recueils manuscrits exceptionnels (de cantates italiennes notamment).