Ciel ! Exposition au Palais royal

08/08/2017

Le ciel ... cet espace infiniment grand, en perpétuel mouvement, dans lequel notre terre paraît si petite, inspire une redécouverte originale présentée dans un espace d'exception : la Salle du Trône du Palais royal. Au fil de l'exposition « Ciel ! », les dix établissements scientifiques fédéraux et l’Institut géographique national proposent des pièces représentatives de leurs collections et lèvent le voile sur certains aspects de leurs travaux de recherche.

 

Redécouverte du ciel

Le visiteur peut redécouvrir le ciel sous différentes facettes : oeuvres d’art s’inspirant du ciel, objets insolites, instruments d’observation ou de mesure scientifique, séquences vidéo, etc. Les chercheurs, issus d'horizons très différents, abordent le ciel à leur façon, par le biais de leur discipline, et proposent ainsi des approches diversifiées se révélant parfois complémentaires.

 

Des domaines variés

Toutes ces pièces ou œuvres d’art illustrent les approches variées que la recherche scientifique déploie autour du thème central. Elles se répondent, interpellent le regard du visiteur, éveillent sa curiosité, son intérêt pour telle discipline, lui donnant parfois l’envie d’en approfondir certaines.

Chacune d'elles révèle un domaine spécifique de la science, de l'art et de la recherche, étudié dans les établissements scientifiques : de l'histoire de l'art à l'astronomie en passant par la conservation de manuscrits, la météorologie, les sciences naturelles, la recherche spatiale, les sciences géographiques ou la restauration d'œuvres d'art.

 

Venus des collections de la Bibliothèque

Liber de proprietatibus rerum

La page d’ouverture montre le récit biblique de la Création dont, entre autres, la genèse du ciel et des astres. Le moine franciscain Barthélémy l’Anglais, né probablement en Angleterre, acheva la version latine de cet ouvrage à Magdebourg entre 1230 et 1240. Le Liber de proprietatibus rerum (Livre des propriétés des choses) est conçu comme une encyclopédie avec des commentaires et des curiosités que l’auteur nota au profit de ses frères. En 1372, l’ouvrage fut traduit en français par Jean Corbechon, chapelain du Roi de France Charles V. L’exemplaire exposé ici est une copie du début du quinzième siècle, qui appartenait à Antoine de Bourgogne, fils bâtard du duc Philippe le Bon.

Ce manuscrit fait partie, avec quelques trois cents autres pièces, de la Librarie des ducs de Bourgogne.

 

La chute de Phaéton et La chute d'Icare

Outre le recours à des nuages menaçants et des tempêtes impressionnantes, la présence de deux Titans contribue à amplifier le caractère dramatique de ces deux estampes. La chute d’Icare met en scène le dénouement du récit de Dédale et de son fils Icare, qui s’échappent du labyrinthe grâce à leurs ailes faites de plumes et de cire. Le vœu le plus cher de ce jeune dieu était de conduire lui-même le char solaire de son père. Une fois élancé, les chevaux s’emballent et le jeune Phaéton, inexpérimenté, perd le contrôle et Jupiter est supplié d’intervenir. Ce dernier projette la foudre pour arrêter le char et précipite Phaéton dans le fleuve Eridan.

La Bibliothèque royale de Belgique étudie actuellement l’œuvre graphique de Bruegel dans sa collection. Grâce au projet FINGERPRINT, les dessins et estampes sont analysés jusque dans les moindres détails.

 

 

 

Ciel !

Exposition au Palais royal

Place des Palais, 1000 Bruxelles

22 juillet > 3 septembre 2017

De 10.30 à 16.30 heures, fermé le lundi

Entrée libre

 

http://www.hemelciel.be

 

Liber de proprietatibus rerum
La chute d'Icare
La chute de Phaéton
Le roi Philippe découvre le premier l'exposition