Projet : la collection des Bollandistes à la Bibliothèque royale de Belgique

Ouverture et valorisation

Le projet sur la « collection des Bollandistes », financé par le Fonds Manoël de la Serna de la Fondation Roi Baudouin, a pour objectif de numériser et de cataloguer tous les manuscrits actuellement conservés à la Bibliothèque royale de Belgique et provenant de l’ancienne collection des Bollandistes.

 

Les Bollandistes

Au XVIIe siècle, les jésuites d’Anvers se sont lancés dans une initiative de taille : rassembler et compiler toutes les vies de saints, en se basant sur le calendrier liturgique. Cet énorme projet, qui sera considéré comme le plus considérable projet scientifique dans les anciens Pays-Bas, n’est à ce jour pas encore achevé. La réalisation de ce travail a été confiée à un groupe de spécialistes, les Bollandistes, dont le nom provient de Jean Bolland (1596-1665), un des initiateurs du projet.

 

L’arrivée à la Bibliothèque royale de Belgique

En 1827, le royaume des Pays-Bas achète les livres qui se trouvaient auparavant dans la collection des Bollandistes à Anvers. Les livres imprimés sont envoyés à la Bibliothèque Royale à la Haye, tandis que les manuscrits arrivent à Bruxelles, à la Bibliothèque de Bourgogne, qui deviendra la Bibliothèque royale de Belgique.

 

Des copies avec une valeur historique

Les manuscrits, qui sont actuellement conservés à la Bibliothèque royale de Belgique, peuvent être répartis en deux groupes. Une partie importante se compose des copies que les Bollandistes ont réalisées, au XVIIe siècle, lors de leur voyage dans les couvents et les bibliothèques d’Europe, à la recherche des différentes versions des récits de vies de saints. Leur but était de fournir une édition critique de ces documents dans les Acta Sanctorum. À côté de ces copies, certains manuscrits originaux ont également été transportés à Anvers. Vu que de nombreux manuscrits conservés dans les couvents sont aujourd’hui perdus, avoir la copie du XVIIe siècle de ces documents présente un intérêt historique (et textuel).

 

Le « fonds des Bollandistes »

Dans le « fonds des Bollandistes », nous trouvons, par exemple, le ms. 10607 (le psautier de Gui de Dampierre, comte de Flandre), le ms. 5855-61 (un autographe du De imitatione Christi de Thomas a Kempis) ou encore le ms. 10615-729 de l’hôpital saint Nicolas à Kües sur la Moselle, qui constitue l’un des rares et parfois même le seul et unique témoin pour certains textes comme le Carmen de Hastingae proelio (poème sur la bataille de Hastings, 1066) ou encore le dialogue (dont seul un fragment est présent dans le manuscrit) Vergilius orator an poeta de Florus, poète et historien du IIe siècle après Jésus-Christ.

 

Équipe

Le chef de projet est le Dr. Michiel Verweij (Imprimés anciens et précieux), en collaboration avec Frédéric Lemmers (DIGIT). Les collaboratrices sont Nathalie Roland (Imprimés anciens et précieux) et Cathy Tassin (DIGIT).

Pour en savoir plus: michiel.verweij@kbr.be