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Conférence de Maxime Gelly-Perbellini : la construction de l’image de la sorcière au Moyen Âge

02 avril 2022
11:00 - 12:30

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La conférence de Maxime Gelly-Perbellini constitue le point de départ idéal à votre visite du KBR museum et à son focus thématique « Sorcières avant la lettre » tout en vous offrant un regard original sur la construction de l’image de la sorcière au Moyen Âge.

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La figure de la sorcière à la fin du Moyen Âge

La conférence de Maxime Gelly-Perbellini se propose de revenir sur la figure de la sorcière à la fin du Moyen Âge. Depuis la convocation de cette figure par les mouvements féministes dans les années 1970, les sorcières ne cessent d’être appelées pour mettre en dialogue nos projections actuelles et les temps où elles furent persécutées. Somme toute, la sorcière occupe une place à part dans nos imaginaires, entre fascination et effroi, et les multiples résurgences contemporaines de cette figure nous invitent à mieux comprendre les conditions de sa genèse.

Jules Michelet, dans son essai « La sorcière », publié en 1862, se demandait, à juste titre, « D’où date la sorcière ? ». Question à laquelle, il répondait, « Je dis sans hésiter : des temps du désespoir ». Loin des horizons romantiques qui ont forgé à la figure de la sorcière son caractère révolté, la fin du Moyen Âge est, au contraire, le temps d’une plus implacable réflexion.

Entre la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, émerge en Occident l’idée nouvelle que les démons font irruption dans la société pour initier les humains à des pratiques sinistres : la sorcellerie. Cette relation avec les démons se concrétise par un pacte volontaire qui fait des femmes et des hommes qui s’y adonnent les servantes et les serviteurs du diable. La sorcellerie s’est assimilée progressivement au champ de l’hérésie faisant des sorcières des adoratrices des démons qui ont renié leur foi.

Pourchassées comme hérétiques, elles ont pu faire l’objet d’enquêtes et d’une répression orchestrée tant par les pouvoirs ecclésiastiques que laïcs. C’est ainsi que s’est esquissé, dans les derniers siècles du Moyen Âge finissant, le point de départ de la répression de la sorcellerie et de la chasse aux sorcières et aux sorciers qui marqua près de cinq siècles d’histoire européenne.

Les collections de KBR et les manuscrits exposés dans le cadre du focus thématique permettent de contextualiser et d’éclairer les mécanismes qui ont concouru à l’élaboration de cette répression de la sorcellerie. La conférence se propose ainsi de faire le point sur ce phénomène et d’examiner les imaginaires qui ont façonné la figure de la sorcière à la fin du Moyen Âge en présentant notamment les œuvres – des traités démonologiques dans la plupart des cas – qui ont participé à leur construction.

 

 

L’orateur

Maxime Gelly-Perbellini est doctorant et travaille à l’EHESS et à l’Université Libre de Bruxelles sur le sujet : Construire la figure de la sorcière en France à la fin du Moyen Âge (XIVe – XVe siècles) : Justice, représentations, circulations des savoirs et des imaginaires.