KBR met en ligne les registres d’acquisitions de son Cabinet des estampes

Ces registres permettent de retracer plus facilement la provenance des œuvres en renseignant leur origine, leur date d’entrée dans les collections ainsi que leur mode d’acquisition (achat, don, etc.).

Cette mise en ligne contribute donc à rendre l’histoire des collections plus transparente et à faciliter les recherches sur la provenance des œuvres.

Pourquoi cette mise en ligne ?

Avec la numérisation de ses registres d’acquisitions, KBR poursuit son engagement pour rendre ses collections toujours plus accessibles et transparentes. Jusqu’à présent, ces registres n’étaient accessibles que sur place ou en interne. Leur consultation était donc réservée aux personnes pouvant se rendre à KBR ou introduire une demande de recherche spécifique.

Leur mise en ligne répond également à l’intérêt croissant pour l’étude de la provenance des œuvres. Pour la période de la Seconde Guerre mondiale et de l’après-guerre en particulier, les registres d’acquisitions peuvent fournir des informations essentielles sur des provenances potentiellement problématiques, comme des œuvres spoliées, des ventes forcées ou d’autres formes de transfert involontaire de biens culturels.

En rendant ces données accessibles en ligne, KBR facilite les recherches de provenance et contribue à une meilleure connaissance de l’histoire de ses collections. Cette démarche permettra également d’identifier plus facilement d’éventuelles lacunes ou zones d’ombre dans l’historique de provenance de certaines œuvres.

Une étape dans une démarche plus large

Pour des raisons de protection de la vie privée, les registres d’acquisitions du Cabinet des estampes datant d’après 1966 ne sont pas accessibles librement en ligne. Ils restent toutefois consultables sur place, en version numérique ou papier.

Les registres couvrant la période antérieure à 1933, jusqu’à la création du Cabinet des estampes en 1850, seront mis en ligne dans le courant de l’année. KBR a choisi de donner la priorité à la période 1933-1966, qui couvre la montée du nazisme, la Seconde Guerre mondiale et les premières années de l’après-guerre.

La mise en ligne de ces registres s’inscrit dans une démarche plus large visant à rendre les informations relatives à la provenance des collections toujours plus transparentes et accessibles. Les registres des autres collections patrimoniales de KBR seront eux aussi progressivement numérisés.

Que trouve-t-on dans les registres d’acquisitions ?

Les registres recensent tous les types d’acquisitions : achats, dons, legs et échanges. Chaque entrée est datée et mentionne le nom et l’adresse du tiers concerné, ainsi qu’une brève description de l’œuvre acquise.

Les informations se limitent toutefois au moment de l’entrée de l’œuvre dans les collections de KBR. Les propriétaires antérieurs des estampes ou des dessins n’y sont généralement pas mentionnés. Pour reconstituer l’historique complet de leur provenance, des recherches complémentaires sont donc nécessaires.

Comment consulter les registres ?

Les registres sont consultables en ligne via opac.kbr.be, le catalogue général de KBR.

Le numéro d’inventaire de chaque œuvre permet d’identifier le registre correspondant. Ces numéros se composent d’un numéro de série et d’un numéro d’ordre.

Prenons l’exemple du dessin Minerve et Télémaque de Mattheus Ignatius van Bree, dont le numéro d’inventaire est S.IV 94515. La mention S.IV renvoie à la « quatrième série » (Série IV), tandis que le numéro 94515 figure dans le volume XIV des registres d’acquisitions (voir le tableau ci-dessous). On y apprend que KBR a acquis ce dessin le 22 décembre 1941 auprès de Pierre Van Bastelaer, domicilié à Bruxelles.

Aperçu des registres d’acquisitions numérisés