Les humanités numériques à KBR en 5 projets

Conférence DH Benelux

La conférence DH (Digital Humanities) est organisée dans le cadre de l’initiative Digital Humanities Benelux qui a été créé en 2014 dans le but de rassembler les scientifiques belges autour des thématiques des humanités numériques, de donner de la visibilité à la recherche dans la région et d’encourager la collaboration. La 11e édition avait lieu cette année à Louvain du 5 au 7 juin et le thème était le suivant : “Breaking Silos, Connecting Data: Advancing Integration and Collaboration in Digital Humanities”.

Les humanités numériques à KBR

Les humanités numériques, quesaco?

Les humanités numériques (ou Digital Humanities) désignent « la rencontre entre les nouvelles technologies de l’information et de la communication et les disciplines des sciences humaines et sociales, des arts et des lettres. » (Source : Cairn info)

À KBR, plusieurs chercheurs et chercheuses travaillent sur des projets dans le domaine des humanités numériques. Les outils, méthodes et théories offerts par cette discipline donnent la possibilité aux chercheurs et chercheuses d’analyser et de valoriser les collections de KBR de façon innovante, ce qui permet de toucher de nouveaux usagers et d’encourager des collaborations avec la recherche en sciences humaines traditionnelles. De plus, KBR s’engage à faciliter la recherche dans son plan d’action 2022-2024

LabEL ou comment préserver et rendre la littérature numérique belge accessible

LabEl est l’abréviation de « Laboratory for Electronic Literature », mais qu’entend-on par littérature électronique ? Cette littérature inclut toute oeuvre littéraire née du numérique et dont le sens et/ou l’esthétique est intimement liée aux caractéristiques des médias digitaux. L’objectif de ce projet est de garantir l’archivage durable de cette littérature électronique, de la rendre visible et accessible au grand public et de mener des recherches sur le corpus de la littérature électronique belge.

Isabelle Gribomont collègue de KBR présentant le projet LaBEL lors de la conférence DH Benelux

la conférence, notre collègue Isabelle Gribomont a présenté le projet avec un focus sur le développement d’une base de données de la littérature électronique belge.

Be Comics Lab, Pop Heritage Lab, ARTPRESSE ou 3 projets pour étudier et valoriser la culture populaire

Pendant la conférence, nos collègues Julie M. Birkholz, Benoît Crucifix, Erwin Dejasse et Sébastien Hermans ont présenté leurs recherches sur comment les techniques de vision par ordinateur et d’apprentissage automatique peuvent aider à extraire les bandes dessinées des périodiques illustrés belges de la période de l’entre-deux-guerres. Pour l’aspect technique du projet, les collègues de KBR ont travaillé avec Krishna Kumar Thirukokaranam Chandrasekar et Bas Vercruysse de Ghent CDH.

Pour ce faire, ils s’appuient sur trois projets et sont soutenus par le Digital Research Lab de KBR :

  • Be Comics Lab : le projet vise à étudier le patrimoine belge de la bande dessinée, à développer son identification, à le préserver et à le faire vivre.
  • Pop Heritage : le projet se concentre sur l’exploration et la conservation du patrimoine imprimé belge de masse.
  • ARTPRESSE : le projet consiste en une étude intermédiale de l’art belge en tant que réseau structuré, du point de vue des magazines de masse dans la période de l’entre-deux-guerres.

Julie Birkholz de KBR fait une présentation sur la recherche en BD lors de la conférence DH Benelux

Projet NAVEZ ou comment les gens réseautaient à l’époque

Est-ce que vous saviez que le réseautage ne date pas d’hier ? Le projet NAVEZ consiste en une étude du réseau de l’éminent artiste néoclassique et directeur de l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles au XIXe siècle François-Joseph Navez et de son influence sur l’histoire de l’art belge à cette époque. Les principaux objectifs du projet sont d’identifier des figures clés dans le réseau de Navez et de déterminer comment et si ses cercles sociaux ont joué un rôle crucial dans son succès sur la scène artistique du 19e siècle.

Nos collègues Fien Messens et Julie M. Birkholz ont présenté ce projet, mené en collaboration avec le Digital Research Lab, DIGIT et GhentCDH.  

MetaBelgica ou une base de données partagée entre plusieurs Etablissements Scientifiques Fédéraux (ESF)

KBR n’est pas le seul ESF à travailler avec des données. D’autres ESF font également ce travail et cela peut parfois mener à des duplications de descriptions de données. Le projet MetaBelgica vise à créer une base de données partagée entre plusieurs ESF afin d’éviter la duplication des efforts dans l’inventaire et la publication de données et d’éviter les problèmes de qualité des données. L’objectif principal du projet est aussi de faciliter la recherche sur des items liés à l’héritage culturel belge et à améliorer la qualité des données.

Ce projet est une collaboration avec l’Institut Royal du Patrimoine Artistique (IRPA), les Musées des Beaux-Arts (MRBAB) et les Musées royaux d’Art et d’Histoire. (MRAH) Durant la conférence, notre collègue Sven Lieber a présenté ce projet qui s’inscrit dans le thème de la conférence et l’idée de casser les silos entre les ESF.

BelgicaWeb ou l’ouverture des données numériques pour les chercheurs

Les données numériques (ou born digital data) sont des données qui existent uniquement dans le monde numérique et n’ont pas d’équivalent analogique. Elles sont donc vulnérables et cela notamment à cause de l’évolution rapide de la technologie. Dans ce contexte, le projet BelgicaWeb a pour objectif de rendre le patrimoine et les données numériques plus accessibles sur le modèle FAIR (Findable, Accessible, Interoperable and Reusable). Le projet se concentre notamment sur comment permettre un accès durable aux données numériques, comment créer des collections à l’aide d’outil d’archivage du web et comment sensibiliser sur le patrimoine numérique belge.

Lors de la conférence, nos collègues Friedel Geeraert et Christina Vandendyck ont organisé un workshop lié à ce projet dans le but d’identifier de bonnes pratiques, de partager des informations et de trouver de nouveaux moyens pour archiver les contenus numériques.