Nederlands hieronder

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Permettez-moi de commencer par la fin. Par Charles Quint, dernier rejeton de la lignée bourguignonne. Le plus célèbre des Habsbourg — et en même temps le dernier des Téméraires.

Sa tante Marguerite d’Autriche ne lui enseigne pas seulement l’étiquette, elle en fait l’héritier d’un monde complet. La magnificence et le cérémonial de Philippe le Bon lui sont inculqués, presque comme un rite. Et il s’en abreuve. Goulûment.

Il fait traduire en espagnol Le Chevalier délibéré — le célèbre roman chevaleresque d’Olivier de La Marche, chroniqueur de Philippe le Bon — et s’essaie lui-même à une première ébauche. Dans une gravure sur bois apparaît son bisaïeul et homonyme, Charles le Téméraire : en armure complète, entouré de présages [n° 1]. Desafío — défi. Alta empresa — noble mission. Mais surtout : Desdicha  — malheur. Accidente — catastrophe.

Et puis : la Mort, qui observe.

La gravure annonce la suite : Nancy et la tache sombre dans la neige de Huens [A].

L’Insigne Nanceidos (1518), composé à la demande du vainqueur René II de Lorraine, prolonge ce fil [n° 2]. Une gravure sur bois coloriée montre comment l’on retrouve le corps de Charles — parmi les cadavres, parmi les membres arrachés.

C’est là que naît la fascination pour la mort tragique d’un souverain que l’on croyait intouchable. Les chroniqueurs prennent la plume. Les historiens suivent.

Et c’est là aussi que s’allume en moi le désir de comprendre cette mystérieuse épopée.


Laat ik beginnen bij het einde. Bij Karel V, de laatste loot van de Bourgondische stamboom. De beroemdste Habsburger — en tegelijk de laatste Bourgondiër.

Van zijn tante Margaretha van Oostenrijk erft hij niet alleen etiquette, maar een wereld. De pracht en het ceremonieel van Filips de Goede worden hem ingeprent, haast ritueel. En hij drinkt ervan. Gulzig.

Hij laat Le Chevalier délibéré — de beroemde ridderroman van Olivier de la Marche, kroniekschrijver van Filips de Goede — naar het Spaans vertalen en waagt zich zelf aan een eerste aanzet. In een houtsnede verschijnt zijn overgrootvader en naamgever, Karel de Stoute: in volle wapenrusting, omgeven door voortekenen [nr. 1]. Desafío — uitdaging. Alta empresa — nobele missie. Maar vooral: desdicha — tegenspoed. Accidente — ramp.

En dan: de Dood, die toekijkt.

De prent wijst vooruit. Naar Nancy. Naar de donkere vlek in Huens sneeuw [A].

Het Insigne  Nanceidos (1518), geschreven in opdracht van overwinnaar René II van Lotharingen, zet die lijn voort [nr. 2]. Een ingekleurde houtsnede toont hoe men Karels lichaam terugvindt — tussen lichamen, tussen afgerukte ledematen.

Daar begint de fascinatie voor de tragische dood van een heerser die onaantastbaar leek. Kroniekschrijvers melden zich. Historici volgen.

En daar kiemt ook mijn verlangen om dit mysterieuze epos te begrijpen.


Let me start at the end. With Charles V, the last descendant of the Burgundian family tree. The most famous Habsburg — and at the same time the last Burgundian.

From his aunt Margaret of Austria, he inherited not only etiquette, but a world. The splendour and ceremony of Philip the Good were instilled in him, almost ritually. And he drank it in. Greedily.

He had Le Chevalier délibéré — the famous chivalric romance by Olivier de la Marche, chronicler of Philip the Good — translated into Spanish and ventured to write a first draft himself. His great-grandfather and namesake, Charles the Bold, appears in a woodcut: in full armour, surrounded by omens [no. 1]. Desafío — challenge. Alta empresa — noble mission. But above all: desdicha — misfortune. Accidente — disaster.

And then: Death, watching.

The print points ahead. To Nancy. To the dark spot in Huens’ snow [A].

The Insigne Nanceidos (1518), commissioned by the victor René II of Lorraine, continues that line [no. 2]. A coloured woodcut shows how Charles’ body is found — among bodies, among torn-off limbs.

That is where the fascination with the tragic death of a ruler who seemed untouchable begins. Chroniclers report. Historians follow.

And that is also where my desire to understand this mysterious epic germinates.